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Nous sommes au début du printemps … confinés pour se protéger d’un Corona Virus qui envahit notre planète …. une soeur, apprentie, médite sur ce temps particulier … 

Situation : exposé des faits

Depuis le début du confinement (en date du 15 Mars 2020), je fais une marche quotidienne qui me permet non seulement de dépenser de l’énergie, mais aussi de ressentir ce que cette période a stoppé et a aussi développé !

Pendant ce temps, le printemps a pointé le bout de son nez et depuis il semble bien fier de pouvoir s’exprimer dans toute sa splendeur. Cette saison est ma préférée et elle vient à point nommé pour me permettre d’exprimer ce qu’elle m’inspire.

Ici et là l’herbe pousse, les feuilles des arbres donnent à voir leur couleur verdoyante (couleur de l’espoir), les pâquerettes se jalousent dans les parterres non tondus.
Avant-hier un tapis de pétales mauves de glycine m’a fait signe pour que je le caresse avec légèreté.
Hier c’était un autre tapis de fleurs de couleur rose de l’arbre de Judée qui m’a rempli de joie.

Elle me saisit chaque année, avec son renouvellement, sous autant d’aspects, me permettant de changer de regard, de retrouver de la vitalité.

Observation : le problème qui est lié à cette situation

Malgré tout, Elle nous offre à voir, à ressentir, à admirer cette nature qui s’épanouit, amplifient nos sens, et me pose de nombreuses questions :

Depuis un mois et demi, nous vivons confinés à cause d’un virus qui s’est propagé dans le Monde entier et qui nous oblige à rester « à la maison ».

Un printemps qui nous prépare ou nous façonne à un « Autre Monde ».

Un printemps qui accentue la peur, l’angoisse et qui nous plonge parfois dans un désarroi où la mort rôde.

Un printemps qui nous éloigne, nous Êtres Humains qui aimons nous rassembler. Un printemps qui vacille dans le sombre, dans l’ombre.

Au-delà du virus qui se propage, faut-il limiter le nombre de morts au détriment de l’économie ?

Ne sommes-nous pas tous mortels ? Ne sommes-nous pas trop sur cette planète pour qu’elle décide d’elle-même de faire une sélection naturelle ?

Qu’en est-il de notre Liberté d’agir, de se mouvoir, d’aller et venir ? Qu’en est-il de la liberté « chérie » dans un pays démocratique ? Où commence-t-elle et où se finit-elle ?

Un futur Monde arrive oui, mais comment, lequel ?

Comment agir, réagir face à un invisible, sournois virus ?

Voir grandir « Nos enfants » dans un Monde où la Distance sera amie avec la Méfiance ?

Un printemps qui questionne.

 

Sentiment : ce que je pense de cela

En ce printemps, particulier lié à cette pandémie, qu’est ce qui attire mon regard, ma respiration, mon envie de simple bonheur, l’admiration de cette nature, l’amplification des sens et mon envie d’ailleurs tout en restant ici, là et maintenant ?

Tout d’abord, lorsque j’écoute la mélodie du printemps interprété avec virtuosité par Vivaldi, une puissance fougueuse se dégage comme la danse des étourneaux.

Parallèlement, elle me rappelle les « Rêveries d’un promeneur solitaire » de Rousseau où la flânerie bucolique me berce un instant dans le jardin de ma mère où le parfum du lilas vient effleurer mes narines.

Je la retrouve dans un livre qui lui est dédiée « les cinq méditations », que François Cheng nous apporte en faisant alliance entre celle de la Nature et celle innée dans l’être humain.

Cet écrivain et poète voit à l’opposé du Mal, ce qui « se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face ».

L’auteur est persuadé que nous avons « pour tâche urgente et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l’Univers vivant : d’un côté le Mal, de l’autre une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté ».

De plus, Elle m’invite aussi à caresser l’innocence de l’enfance, à s’appuyer sur une épaule d’un Ami, à caresser le visage d’une mère, à tendre la main.

Peu de temps après, lors de cette période bien courte, il nous est donné à savourer des cerises que j’aime aller cueillir dans l’arbre, voire même les voler ! Ce fruit à la couleur de l’Amour, croquant, juteux explose en bouche avec un désir insatiable d’en manger sans compter.

Réflexion : justification de mon sentiment

Elle m’inspire la Liberté Être, d’agir avec plus de légèreté en comparaison avec des périodes moins chaleureuses, moins éclairées.

A l’heure où cette puissance fougueuse me donne de la force autant qu’elle en donne à la nature, Elle doit me servir de support pour ne pas sombrer dans la tristesse et la peur et au contraire de m’en inspirer en lien avec la Liberté.

Liberté à laquelle je suis reliée comme l’hirondelle qui va d’un continent à un autre et qui revient chaque année s’installer à l’endroit où elle est née.

Liberté de l’Apprentie que je suis, qui va et vient dans l’ombre et la lumière, en cherchant le chemin de l’éveil, s’appuyant au Septentrion sur la colonne dont elle porte le nom et l’héritage.

Par ailleurs, Elle me questionne et m’invite à tendre la main auprès d’un Amour. Un Amour moins passionné qui pourrait être supplée en Moi afin de développer la Beauté d’un Amour plus serein générateur de force et constructif.

Enfin, lors de l’émission, « Les Bâtisseurs de l’Ancien Monde », j’ai pu faire le lien avec le RAPMM. Les questionnements des chercheurs m’ont permis d’appréhender un peu plus le pouvoir des constructions de cette époque-là (pyramides d’Egypte, temple d’Angkor…) avec l’intrigue du mystère de la connaissance pour réaliser ces merveilles.

Elle peut être embellie par l’Eveil.

La recherche et les liens s’ajustant au fur et à mesure, Elle prend sens et me permet d’approcher le mystère qui nous rassemble et nous élève grâce à la connaissance.  De ces faits, la flamme de la bougie prend sa place et m’accompagne vers le rapprochement du G.A.D.L.U.

Ainsi, après l’initiation, l’Apprentie « s’élève » petit à petit.

 

Action : des solutions pour agir

Gérard Baudou-Platon souligne que « l’Apprenti est ce que l’homme fut, ce que l’homme est, et sans doute, s’il a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et que son âme comprenne, alors, il est, déjà, ce qu’il sera demain. C’est à dire un être en évolution et en involution ».

Je m’appuie, en qualité d’Apprentie, sur cette colonne, pour tenter de me relier au Divin…au Grand Architecte de l’Univers.

Rappelons-nous ce passage de notre rituel :

Conclusion

Beauté qui s’exprime à chacune des saisons, avec d’autres couleurs, d’autres senteurs, d’autres émotions et d’autres mélodies.

Il est venu le temps… de se l’approprier pour un Mieux Être, un Mieux Vivre ensemble dans ce « Futur Monde » que nous devons appréhender avec les souhaits de s’appuyer sur Elle, sur celle de la Force et ainsi celle de la Sagesse pour qu’Ensemble », nous puissions être unis par ce qui nous rassemble !

J’ai dit, Ven.°. M.°.

S.°. A.°. Monique

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